Accueil > Ressources > Fiscalité > Comment calculer et piloter le cash runway dans une start-up ?
Passer du pré-seed à la Série A implique bien plus qu’une simple accélération du chiffre d’affaires. C’est aussi – et surtout – maîtriser la gestion de sa trésorerie. Le cash runway, c’est la durée pendant laquelle votre start-up peut continuer à opérer avant d’être à court de liquidités. C’est un indicateur vital, surveillé de près par les investisseurs, les fondateurs et les DAF de start-ups tech.
Dans ce qui va suivre, wilhow vous aide à comprendre, calculer et piloter le runway de votre start-up de manière stratégique, en vous outillant pour construire un modèle financier crédible et solide aux yeux des fonds d’investissement.
Le cash runway correspond au nombre de mois pendant lesquels une start-up peut continuer à fonctionner avec sa trésorerie actuelle, au rythme de dépenses actuel.
Une formule de calcul simple : trésorerie disponible / burn mensuel moyen
Mais cette formule est trompeusement simple. Elle suppose que le burn reste constant, que le BFR est neutre, que rien ne change. Ce qui est rarement le cas dans une entreprise en forte croissance.
Le runway structure de nombreuses décisions clés pour une entreprise en croissance :
Pour les investisseurs, le runway reflète aussi la discipline financière de l’équipe fondatrice. Une start-up qui sait le calculer, le suivre et l’optimiser inspire confiance.
Voici les étapes à suivre pour calculer votre cash runway.
Le burn mensuel ne se résume pas aux charges fixes. Il comprend :
Il faut également anticiper :
Une modélisation erronée peut entraîner un écart de plusieurs mois dans le runway réel.
Le besoin en fonds de roulement (BFR) agit comme une pompe à cash invisible. Un chiffre d’affaires croissant mais payé à 60 jours peut dégrader le runway plus vite qu’on ne le pense.
Points à intégrer :
Penser à retirer les dettes fiscales ou sociales reportées, à intégrer les subventions ou aides validées mais non encore versées et à identifier vos capitaux mobilisables à court terme (bridge, préfinancement).
Il est aussi important de distinguer la trésorerie brute (banque) et la trésorerie nette (disponibilités réellement mobilisables).
Au-delà d’un budget statique, il faut construire un modèle de trésorerie rolling 12 mois, mis à jour régulièrement. Ce modèle doit :
Deux outils que nous recommandons pour le faire :
Le dilemme classique : investir pour croître ou prolonger le runway ?
Voici deux indicateurs utiles pour trancher :
Un bon runway ne signifie pas immobilisme, mais pilotage raisonné.
C’est simple, les VCs veulent voir :
Présentez dans vos reportings mensuels le cash disponible, les cash out prévus et les indicateurs de pilotage associés.
Un runway court affaiblit votre position dans les négociations :
Une start-up qui prouve sa capacité à maîtriser son cash est mieux valorisée :
Dans votre slide finance / traction, intégrez :
Exemple simple :
Inclure le plan d’action pour allonger ou maîtriser ce runway est un bonus.
Le cash runway n’est pas un simple chiffre à glisser dans un pitch deck. C’est un levier stratégique de pilotage, de négociation et de maturité financière. Bien maîtrisé, il vous donne la main sur vos discussions avec les investisseurs, structure vos arbitrages internes et évite les décisions dans l’urgence.
Chez wilhow, nous accompagnons les start-ups tech dans la construction de modèles financiers robustes, la modélisation du runway, et la préparation aux levées de fonds. Grâce à nos outils intégrés (Pennylane, Finthesis) et notre expertise, nous vous aidons à piloter la croissance… sans jamais perdre de vue la réalité du cash.
Vous souhaitez modéliser ou fiabiliser votre runway ? Contactez-nous pour en discuter.